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Cette page est issu du Projet FUG, qui est excellent, référez vous y si vous avez des soucis ! J'ai juste modifié cette page à ma convenance pour me servir de post-it pour MES installations.

Installation générique d'un serveur

Nous avons repris ce qui a été fait pour la partie desktop et qui sera modifié pour un serveur. Vous trouverez de la documentation pour installer et configurer correctement FreeBSD en suivant les liens ci-dessous :

Le chapitre installation du HandBook de FreeBSD. Le chapitre configuration de X11 de ce même HandBook. Un article de PC-entraide sur ces mêmes sujets. La partie française du site FreeBSD . Un fichier texte pour faire les premiers pas. Les archives des mailing lists FreeBSD.

Partitionnement

Nous parlerons dans cette partie du partitionnement en nous plaçant dans le cas où le disque est consacré uniquement à FreeBSD.

Les noms donnés aux disques sous FreeBSD sont différents de ceux donnés sous Windows ou GNU/Linux :

 ad0 : premier disque dur IDE
 ad1 : second disque dur IDE
 da0 : premier disque dur SCSI
 da1 : second disque dur SCSI

Dans notre cas, le disque où vous souhaitez installer FreeBSD devrait être ad0 ou ad1. C'est celui-ci que vous sélectionnez en arrivant à l'écran “Select Drive(s)”. Maintenant, vous devez avoir en tête que le terme “partition” sous Windows ou GNU/Linux est remplacé par le terme “slice” (ou tranche) sous FreeBSD. Pour être plus précis, une slice est une “partition primaire”. Pour rappel, un disque peut contenir 1 à 4 partitions primaires. L'outil permettant de créer votre partition FreeBSD lors de l'installation est “fdisk”.

Dans notre exemple, une fois le disque sélectionné et l'écran de fdisk affiché, vous n'avez qu'à appuyer sur trois touches :

 A : pour utiliser la totalité du disque.
 S : pour que la slice créée soit démarrable.
 Q : pour terminer.

Pour finir, l'installateur vous demande où il doit installer le gestionnaire de démarrage de FreeBSD (Install Boot Manager). Si vous avez déjà un gestionnaire de démarrage (comme lilo ou grub) et que vous souhaitez le conserver, choisissez “None” et il ne fera rien. Sinon, choisissez “BootMrg” pour procéder à son installation. Si vous avez plusieurs disques (ad0 et ad1 par exemple), vous devez installer le gestionnaire de démarrage sur 'chaque' disque, même si vous n'installez FreeBSD que sur un seul.

Vous en avez maintenant terminé le partitionnement, mais pour FreeBSD, vous n'avez créé qu'une slice et installé un gestionnaire de démarrage. Il vous faut maintenant partitionner cette slice au sens FreeBSD, en y créant des partitions FreeBSD. Si vous préférez des sous-partitions sans équivalent sous Windows ou GNU/Linux. L'outil permettant de créer vos partitions FreeBSD lors de l'installation est “disklabel”. Arrivé à son écran, vous n'avez à appuyer que sur deux touches:

 A : pour un partitionnement automatique.
 Q : pour terminer.

Cette fois vous en avez bel et bien terminé avec cette étape. Le résultat obtenu ne sera peut-être pas optimum, mais pour une première fois c'est déjà pas si mal.

Choix de la distribution

Le choix de la distribution n'est pas fondamental mais choisir avec attention sa distribution permet d'éviter d'avoir des choses inutiles d'installés.

Dans le menu “Choose Distributions”, allez tout en bas et choisissez “Custom” puis :

  • Base (obligatoire)
  • Kernel (obligatoire)
  • man (c'est marqué recommandé mais pour moi c'est obligatoire )
  • ports (cela fera gagner du temps plus tard)
  • src puis all, si vous compter mettre à jour votre système (comme pour les ports, cela fera gagner du temps plus tard)

Il n'y a plus qu’à attendre la fin de la copie des différents éléments.

Configuration finale

Une fois la copie des différents fichiers terminés, l'assistant vous demande s'il y a un réseaux à configurer sur des périphériques de type Ethernet ou SLIP/PPP, répondez “yes”

configuration du réseaux

Sélectionnez la carte réseaux, en règle générale c'est la première de la liste. Les éléments plip ou sl ne nous intéresse pas pour le moment.

  • configuration IPv6 : Répondez “no”, à moins d'être certain de l'utiliser et d'avoir une adresse.
  • configuration par DHCP : Pour un serveur, il assez exceptionnel de répondre oui, donc répondez “no”
  • Renseignez dans le masque de saisie au minimum :
    • Le nom d'hôte (hote)
    • L'adresse IPv4
    • le masque de sous-réseaux (netmask)

La zone pour le nom d'hôte est assez petite et un PR a été soumis à ce sujet, mais cela n'est pas très gênant puisqu'on peut le changer dans le fichier /etc/rc.conf Je vous recommande de saisir dans la mesure du possible :

  • l'adresse de passerelle (gateway)
  • l'adresse d'un serveur DNS (DNS)
  • Et dans une moindre mesure le domaine (NB: Le domain s'entend au sens Interne du terme et pas windowsiens: i.e. “bebik.net”)
  • L'assistant vous demande si vous souhaitez monter l'interface: Oui

Questions suivantes

  • “Act as a gateway” Sauf si vous destiné votre machine à être une passerelle, répondez “no”
  • “Configure Inetd and network services” : Configuration des services réseaux et Inetd, répondez “no”. On configurera les services réseaux un peu plus loin
  • “Enable SSH”: Activer SSH, oui c'est quand même bien pratique.
  • “Anonymous FTP” : Répondez “No”, idem que pour inetd s'il y a besoins on va configurer cela plus tard.
  • “NFS Server” : “No”
  • “NFS Client” : “No”
  • “Review console setting ?” : “No”
  • “Choose time Zone ” : “Yes” puis répondez “No” su le fait que horloge CMOS est en UTC.
  • “enable Linux binary compatibility” : Répondez “No” à moins que vous soyez sur d'en avoir absolument besoins. Vous avez la possibilité d'activité plus tard de toute façon.
  • “Activate PS/2,Serial,usb,mouse” : “No”, y a pas besoins de mulot sur un serveur.
  • concernant le package collection répondez “No”

Ajout de compte supplémentaire

Par défaut, il n'y a que root, nous allons ajouter un utilisateur low-privilège ne serait que pour pouvoir se connecter en SSH sur notre serveur flambant neuf donc répondez “Yes”

  • Sélectionner “user”
  • Dans le masque de saisie saisissez :
    • login ID : comme vous voulez marcel, toto mais en général admin c'est bien
    • un mot de passe : On choisira un mot de passe fort tant qu'à faire
    • dans la zone membre saisissez “wheel”, ce groupe, dont fait partis root, permet notamment une fois loguer en SSH de passer root via su
    • valider puis faites “exit”

Définition du mot de passe root

On vous demande de définir un mot de passe pour root, s'il y a bien un compte qui doit avoir un mot de passe fort, très fort, c'est bien celui-là.

On vous demande ensuite si vous voulez revoir les options générale, répondez “No” Vous revenez au menu général donc on fait “Exit”. On vous dit qu'il faut enlever tous les média CD/DVD car la machine va rebooter.

Retenez votre souffle jusqu'a l'obtention du prompt, la machine reboote…

Personnalisation de l'environnement

Bien si vous n'êtes pas mort c'est que la machine à rebooter correctement, sinon le FUG et google sont tes amis. A partir de là, personnellement je ne travaille plus qu'en SSH, premièrement ce n’est pas particulièrement sympa de travailler en chambre froide, euh salle machine, deuxième je préfère mon client SSH qui me propose un certain nombre de fonctionnalité que ma console n'a pas.

Bref, nous allons donc tout d'abord mettre à jour ce formidable, extraordinaire et mirifique outil que sont les ports.

Remplacer SSH par SSH2

Pouquoi ? Parce qu'il m'offre plus d'options, notamment la possibilité de chrooter mes utilisateurs sans avoir à m'embêter avec la mise en place de ce dernier. Ce sont unes des options que OpenSSH devrait avoir depuis longtemps mais puisque ce n'est pas encore au programme du jour….

Premièrement, on installe :

# cd /usr/ports/security/ssh2
# make install clean

Ensuite on va désactiver ssh en mettant cela dans /etc/rc.conf : (Attention, cette ligne peut exister à YES !) sshd_enable=“NO”

Et on rajoute la ligne suivante pour activer ssh2 au démarrage : sshd2_enable=“YES”

Après c'est assez “tendu” car il faut tuer sshd avec la commande suivante :

killall sshd

Mais vous allez vous faire dégager. Si vous avez un serveur dédié, vous irez plus vite à le faire redemarrez (sshd ne chargera pas mais ssh2 ira à sa place). Si vous êtes en face de la machine, ça ira plus vite de taper la commande. Une fois avoir tué sshd, on lance sshd2 :

# /usr/local/etc/rc.d/sshd2 start

Quand vous allez créer un compte utilisateur, soyez sûr de mettre son shell à nologin ou quelque chose de similaire. Rajoutez aussi l'utilisateur dans la config ssh2 pour le chrooté.

Avec cet config, votre utilisateur ne pourra pas se logguer en ssh, juste faire du sftp et sera bloqué dans son home dir (si c'est pour un serveur web, on le bloquera dans le repertoire web).

N'oubliez pas, si vous créez un utilisateur chrooté, celui ci ne pourra pas accèder à /usr/sbin/nologin car c'est à l'extérieur de son home ! Il faut copier /usr/sbin/nologin dans le home de l'utilisateur (où dans un répertoire bin à l'intérieur de sa home). N'oubliez pas de changer le path de son shell pour qu'il pointe vers l'executable à l'intérieur de sa home. Petite astuce si vous ne voulez pas qu'il puisse voir ce dossier depuis son accès sftp (nommez le avec un point devant) :

cp /usr/sbin/nologin /home/.bin/
chown -R 0:0 /home/.bin
chmod -R 0755 /home/.bin

MISE A JOUR DES PORTS

Depuis FreeBSD 6.2, il y a outil est intégré, il s'agit de CSup, successeur de CVSup, il permet de mettre à jour l'arborescence des ports et même des sources.

Si vous voulez en savoir plus sur les ports cf. : man ports Nous allons donc créer un petit fichier de config pour CSup/CVSup :

 # cp /usr/share/examples/cvsup/ports-supfile /etc/cvsupfile 

Editez le fichier /etc/cvsupfile et changez le “*default host=CHANGE_THIS.FreeBSD.org”, vous avez la liste des miroirs ici: http://www.freebsd.org/doc/handbook/mirrors.html mais vous pouvez utilisez celui-ci cvsup4.fr.freebsd.org en première approche.

Hip Hop, on met à jour :

 # csup /etc/cvsupfile 

Après une installation fraiche, il faut bien compter 30 à 40 min de mise à jour. Bon café…

Changement de shell (Optionnel)

”… c'est alors que Régis me dit : c'est pas possible de faire ca, IP c'est une techno Microsoft! Arf! qu'il est con ce Régis..” Ah pardon c'est finis la mise à jour ? Bien Moi je préfère bash à sh comme shell donc, hip hop, on installe bash grâce à ses ports tout neuf et à jour :

 # cd /usr/ports/shells/zsh && make install clean 

Comme c'est la première installation sur le système tout nu, l'installation va commencer par installer un certain nombre d'outils qui, de toute façon, seront utilisé après.

C'est un peu long aussi donc : 2ième café…

Voilà c'est fini donc, on le met en service pour root et pour notre utilisateur ;low-privilège” chéri:

 # chpass -s /usr/local/bin/zsh ''(ca c'est pour root)''
 # chpass -s /usr/local/bin/zsh marcel ''(ca c'est pour marcel...)''

N'oubliez pas pour votre utilisateur low-privilège, si vous voulez qu'il soit capable d'éxécuter des commandes en tant que root (via su), vous devez l'ajouter au groupe wheel ! Pour cela, éxécuter :

 # pw user mod marcel -G wheel 

On se délogue et on se relogue, voilà on travaille avec bash. Vous pouvez notez que le prompt a changer :

 Pour root : [root@monserveurtoutneuf ~]#
 pour marcel : [marcel@monserveurtoutneuf ~]$

Pour la personnalisation de vos configs, je vous laisse faire, vous êtes grand !

VIM

Je ne sais pas vous, mais moi je ne supporte pas vi, je lui préfère grandement son pote vim. Pour l'installer :

 #cd /usr/ports/editors/vim && make WITHOUT_X11=yes install clean 

PS : N'oubliez pas, pour cherchez une application dans les ports, il vous suffit de faire :

#cd /usr/ports
#make search name=votre_appli

SUDO

Utilitaire bien pratique pour éviter d'être en root trop longtemps.

# cd /usr/ports/security/sudo
# make install clean

Configurez vos utilisateurs dans le fichier “usr/local/etc/sudoers” et voilà !!

Refaire le monde

Voilà nous avons un serveur tout neuf mais surement pas à jour en terme de sécurité, nous allons donc, pour une fois, refaire le monde.

Mettre à jour les sources

Comme pour les ports, nous allons utiliser csup pour mettre à jour les sources et du coup il nous faut un fichier de config. Voici celui qui j'utilise pour un freebsd 6.2,/etc/cvsupfileS :

Faîtes bien attention à votre version de RELENG, ça peut vous faire sauter des versions sans le vouloir (genre RELENG_7 qui m'a fait sauté de 7.0 Stable à 7.1 PreRelease… FAIL !) Aller sur le handbook pour trouver le tag qu'il vous faut !
 *default  host=cvsup5.fr.freebsd.org
 *default  base=/var/db
 *default  prefix=/usr
 *default  release=cvs
 *default  tag=RELENG_7_0
 *default  delete use-rel-suffix
 *default  compress
 src-all

Maintenant il va me rapatrier des sources dont je n'ai pas besoins : les jeux. On créé donc un fichier /usr/sup/refuse contenant :

 src/games* 

Mettons à jours maintenant :

 #csup /etc/cvsupfileS 

Vous pouvez mettre à jour vos sources et vos ports ajouter “ports-all” à la suite de “src-all”. Vous pouvez bien sur spécifiez ce que vous voulez comme type de ports (regardez le fichier /etc/cvsupfile)

Modifier le make.conf

Voici les options de compilation que j'utilise quasiement tout le temps, à placer dans le fichier /etc/make.conf :

PPP_NOSUID=		true
ENABLE_SUID_SSH=	true
ENABLE_SUID_NEWGRP=	true
 
NO_ATM=true             # do not build ATM related programs and libraries
NO_AUTHPF=true          # do not build and install authpf (setuid/gid)
NO_BLUETOOTH=true       # do not build Bluetooth related stuff (Necessite USB sinon)
NO_CVS=true             # do not build CVS
NO_CXX=true		# do not build C++ and friends
NO_FORTRAN=true         # do not build g77 and related libraries
NO_GAMES=true           # do not build games (games/ subdir)
NO_I4B=true             # do not build isdn4bsd package
NO_INET6=true           # do not build IPv6 related programs and libraries
NO_IPFILTER=true        # do not build IP Filter package
NO_LPR=true             # do not build lpr and related programs
NO_PROFILE=true         # Avoid compiling profiled libraries
NO_RCMDS=true           # do not build or install BSD r* commands (rsh, etc).
NO_SENDMAIL=true        # do not build sendmail and related programs
NO_TCSH=true            # do not build and install /bin/csh (which is tcsh)
NO_USB=true             # do not build usbd(8) and related programs
PPP_NO_NAT=true         # do not build with NAT support (see make.conf(5))
PPP_NO_NETGRAPH=true    # do not build with Netgraph support
PPP_NO_RADIUS=true      # do not build with RADIUS support
NO_MODULES=	true	# do not build modules with the kernel
NO_BIND=true            # Do not build any part of BIND
MAKE_IDEA=true          # IDEA (128 bit symmetric encryption)
BOOTWAIT=0
DOC_LANG=en_US.ISO8859-1
NO_WPA_SUPPLICANT_EAPOL=true
WITHOUT_X11=yes
NO_X=true # avec cette option, aucun ports ne dependra de X11

D'autres options sont disponible, pour plus d'info consulter le fichier /usr/share/examples/etc/make.conf

Dans les options intéressantes pour la compilation, on peut aussi noter celles-ci :

CHOST=i686-pc-linux-gnu
CFLAGS=-O2 -pipe -fomit-frame-pointer
COPTFLAGS=-O2 -pipe -fomit-frame-pointer

Il est bon de se baser sur le fichier /usr/share/examples/etc/make.conf

Compilation, nous voilà...

Les sources sont à jour, le make.conf est configuré et bien c'est partis :

 #cd /usr/src && make buildworld 

Compile…Compile…Compile… Attention c'est long ! Compile…Install…Install… Finis ? Maintenant on passe au noyau :

 #make buildkernel KERNCONF=GENERIC
 #make installkernel KERNCONF=GENERIC

Compile…Compile…Compile… Attention c'est long ! Compile…Install…Install… Tiens ca change !

Le paramètre KERNCONF prend le nom du fichier de configuration se trouvant dans l'arborescence /sys/i386/conf /sys étant un lien vers /usr/src/sys le sous-répertoire i386 marquant le type d'architecture de votre pc. Je vous conseille vivement de modifier ce fichier. Lisez le, lisez les commentaires et gardez ce dont vous avez besoin pour avoir un kernel au poil. J'y rajoute toujours ces options : (pour la compatibilité Linux)

options LINPROCFS
options COMPAT_43
options COMPAT_LINUX32

Finis again, petit reboot alors ! Ici le handbook preconise de continuer en Single User, n'ayant pas forcement accès à la console, j'ai toujours fait la suite en multi-user sans problème à partir du moment où je suis le seul à me connecter.

 #reboot 

Si vous pouvez utiliser le mode 'single user', un simple “shudown now” vous y amènera.

On se loggue si tout va bien (mais y a pas de raison)

 #mergemaster -p
 #make installworld
 #mergemaster -i
 #reboot

Nous voilà donc l'heureux possesseur d'un système tout neuf et à jour.

Sécuriser les consoles:

Personne (vous y compris), ne devrait jamais ouvrir une session sur votre système, en utilisant le compte root. Pour empêcher ceci de se produire, éditez /etc/ttys. Une fois passé une page entière de commentaires, vous noterez une section qui va de ttyv0 à ttyv8. Changez le mot secure sur chacune de ces lignes, en insecure. C'est un fichier que vous ne voudrez pas éditer deux fois, ainsi vérifiez soigneusement une deuxième fois vos changements. Testez par l'essai d'une procédure de connexion comme root sur un de vos terminaux. Vous devriez recevoir un message Login incorrect. Personnellement, je tends à utiliser chacun des neuf terminaux sur mon ordinateur de bureau. Sinon, vous pouvez également changer le mot ON en OFF sur seulement quelques ttys dans /etc/ttys. Rappelez-vous de laisser au moins un terminal en fonction, ou bien, il ne sera pas possible d'ouvrir une session, ce qui entravera sévèrement l'usage de votre système. Vous noterez également que ttyv8 est OFF par défaut, ce qui signifie que vous devez lancer manuellement une session X. Si vous voulez que X démarre automatiquement au boot, changez ce OFF en ON.

Editez les consoles

Vous pouvez éditez le fichier /etc/ttys pour changez quelque petit paramètre. Par exemple en changeant secure en insecure pour tous les ttys, vous interdiez à root de se connectez. Vous pouvez également activez ou désactivez des ttys. J'en laisse un d'actif (on n'est jamais trop prudent!) et je supprime tous les autres car je me connecte principalement en connection réseau. A vous de voir !

Divers

Pour le bien de vos yeux et de vos encodages divers et variés, passons notre système en UTF-8, pour ce faire, editez le fichier ”/etc/login.conf” (en tant que root) et mettez y les lignes suivantes :

:charset=UTF-8:\
:lang=fr_FR.UTF-8:

Tant que vous êtes dans ce fichier, voyons pour changer l'algorithme de cryptage en blowfish :

:passwd_format=blf:\

Et vu que FreeBSD utilise une base de donnée générés à partir de ce fichier et non pas le fichier directement, à chaque modification, vous devez faire :

 cap_mkdb /etc/login.conf 
Si vous avez des utilisateurs, vous devez changez leur mot de passe via

passwd username

Afin de générer à nouveau cette base. Déconnectez vous, reconnectez vous et faîtes un

# locale

et admirez ! Pour vérifier que vous utilisez bien le blowfish et que vous n'avez oublié aucun utilisateur:

more /etc/master.passwd

Tous les mots de passe de vos utilisateurs devraient commencer par $2.

En conclusion, configurez l'utilitaire adduser pour utiliser blowfish à chaque fois que vous créez un nouvel utilisateur, en éditant /etc/auth.conf. Changez la ligne crypt_default, de sorte qu'elle ressemble à ceci:

crypt_default=blf

Pour empêcher SendMail au démarrage si vous n'en voulez pas, éditez le fichier /etc/rc.conf et cherchez sendmail_enable=“YES”, passez le à “NONE”, si la ligne n'existe pas, créez la.
Si vous faîtes sockstat -4, vous devriez voir 2 ports pour les mails ports 25 (smtp) et 587 (submission).
Pas besoin du port 587 pour envoyer et reçevoir des mails ! Pour le fermer éditez /etc/mail/sendmail.cf. Trouvez la ligne :
O DaemonPortOptions=Port=587, Name=MSA, M=E
Commentez-la, et relançez le service :
killall -HUP sendmail

Refaite un ptit coup de sockstat et le port 587 ne devrait plus etre ouvert.

N'oubliez pas dans votre fichier /etc/hosts d'avoir une ligne semblable à celle ci :

127.0.0.1    localhost  mamachine   **mamachine.mondomaine**

Pareillement, si vous n'utilisez pas de serveur DNS (je passe par Gandi), vous pouvez tuez named et dans /etc/rc/conf, mettre la ligne named_enable=“YES” à NO, si elle n'existe pas, créez la.

syslogd_enable=“YES” syslogd_flags=”-s” Disable logging from remote hosts ”-ss” will disable opening udp 514 port It will also disable logging to central logging server

icmp_drop_redirect= "YES"

Pour dropper toutes les redirections ICMP qui peuvent être à l'origine d'une attaque DDOS (vous pouvez aussi rajoutez

icmp_log_redirect= "YES"

mais attention, si vous victime d'une attaque, les logs peuvent dépasser la capacité de votre répertoire d'enregistrement.)

accounting_enable=“YES” Enable Process Accounting

update_motd= “NO” No more update of the motd with the current version.

log_in_vain=“YES” Permez de loger les tentatives de conections sur des ports non ouverts.

clear_tmp_enable=“YES” Enable cleaning up /tmp directory on startup

kern_securelevel_enable=“YES” Enable Kernel Secure Level kern_securelevel=“1” The kernel secure level is set to 1 during boot

  • -1 qui instaure le mode insecure (0) de maniere permanente. Notez qu'il represente la valeur par defaut.
  • 0 represente le mode insecure dans lequel les files flags immutable et sappend-only peuvent être retirés et ou on peut effectuer des operations de lecture/ecriture sur tous les péripheriques avec pour seule restriction les droits deja instaurés par exemple dans la fstab. Adapté à une workstation.
  • 1 represente le Secure mode dans lequel les flags system immutable et system append only ne peuvent etre désactivés, /dev/mem et /dev/kmem ne supportent plus d'operation d'ecriture et enfin les kernel modules ne peuvent plus etre charges ou decharges. A partir de ce niveau de securelevel, des problemes d'utilisation essentiellement liés au serveur XFree86 et aux installations ou recompilations, peuvent apparaitre. Adapte à un serveur léger.
  • 2 instaure le Highly secure mode qui est strictement le même que le secure mode a l'exception du fait que les seules operations desormais effectuees sur les disques sont le montage et demontage. En mode multiuser vous risquez d'avoir de nombreuses difficultes d'utilisation.
  • 3 signifie l'instauration du Network secure mode qui est similaire au securelevel avec en plus l'impossibilite de modifier les rules ipfw ou la configuration dummynet, une load balancer basique fonctionnement a partir d'ipfw.

Ces 2 derniers levels sont vraiment paranoid et uniquement adaptes dans le cas d'une configuration de tres haute securite avec une utilisation statique.

Je rajoute ici quelque options que je rajoute, elles concernent notamment la sécurité sur FreeBSD, je vous engage à lire de la documentation, je les laisse ici pour me faire un post-it plus qu'autre chose :

sysctl -w net.inet.tcp.syncookies=1
sysctl -w net.inet.ip.check_interface=1
sysctl -w net.inet.udp.blackhole=1
sysctl -w net.inet.tcp.blackhole=2
sysctl -w net.inet.icmp.icmplim=200
sysctl -w net.inet.ip.rtexpire=2
sysctl -w net.inet.ip.rtminexpire=2

Installons NTPD aussi. Normalement il est fourni de base avec FreeBSD, pas besoin de l'installer. La config se trouve dans /etc/ntp.conf. Une fois que vous l'avez config, vous pourrez rajouter cela à votre /etc/rc.conf :

ntdate_enable="YES"
ntpdate_flags="-p /var/run/ntpd.pid"
ntpd_enable="YES"

Et voilà, votre serveur de temps roule au poil !

Si vous voulez changer le nom de votre machine, vous pouvez le faire grâce à la commande hostname :

 #hostname nouveau-nom 

Ne pas oublier de rajouter le nouveau-nom dans le fichier /etc/hosts. Ce qui doit vous donner :

::1     localhost nouveau-nom
127.0.0.1   localhost nouveau-nom

N'oubliez pas de configurer votre démon SSH pour éviter les login de root et autres petites surprises.

Un petit outil de sécurité bien pratique étant Logwatch qui m'envoie un mail tous les jours avec un résumé de l'activité de mon serveur, pour se faire :

# portsnap fetch update
# /usr/ports/sysutils/logwatch
# make install clean

Modifier la configuration par défaut :

# vi /usr/local/etc/logwatch/defaults/logwatch.conf

Mettez votre adresse mail dans la config : (vous pouvez en mettre plusieurs)

MailTo = admin@f00.fr, admin@example.com

N'oubliez pas de mettre

Print = No

(autrement vous n'allez jamais recevoir d'email !)

Installons le cronjob kivabien :

# vi /etc/crontab

Et on rajoute :

### Logwatch cron job ###
0	2	*	*	*	root	/usr/local/sbin/logwatch.pl

N'oubliez pas que vous avez besoin d'un serveur smtp pour que ça marche (laissez sendmail ou installez postfix !)

Pour retirer le copyright au login de la session, faîtes ceci :

 touch /etc/COPYRIGHT 

Vous pouvez vous amuser avec une bannière ou encore la modification du fichier /etc/motd. La banniere est un message qui s'affiche AVANT la connection d'un utilisateur. Vous n'avez qu'à créer le fichier et indiquer l'emplacement dans le fichier de config (c'est une ligne commenté par défaut).

Vous pouvez aussi changer le texte qui apparaît à la demande de procédure de connexion. Editez /etc/gettytab. Trouvez la ligne dans la section default:\ qui commence par:
cb:ce:ck:lc
Soigneusement, changez le texte entre \ r \ n et \ r \ n \ r \ n: par le texte que vous souhaitez. Vérifiez une deuxième fois que vous avez la bonne quantité de \rs et \ns et sauvegardez votre changement. Par exemple, ma demande de procédure de connexion ressemble à ceci:

Je suis un noeud dans le cyberespace. Qui êtes-vous ?
login:

Et voilà !

tutorial/freebsd/tutorial_installer_freebsd_en_mode_serveur.txt · Dernière modification: 2009/06/21 19:58 (édition externe)
Piste: tutorial_installer_et_configurer_mysql_phpmyadmin post-it_ubuntu_hard_drive_problem start tutorial_internet_la_tete_en_bas post-it_mdadm tutorial_backup_gmail tutorial_tune_son_western_digital_my_book_world_edition tutorial_creer_un_raid_0 post-it_creer_un_raid tutorial_installer_freebsd_en_mode_serveur
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